Les vampires… créatures du mal ou ambassadeurs du bien ?
18 mai 2010 dans Mes coups de coeur!
J’éprouve depuis de nombreuses années une véritable fascination pour les vampires et leurs conditions mythiques. La question pour moi n’est pas de savoir s’ils existent ou pas, mais au travers de la littérature qui les a fait naitre, de m’interroger sur les profonds dilemmes métaphysiques qu’ils soulèvent. L’immortalité, les sens et les capacités exacerbés, l’invulnérabilité, la prédation absolue… tant de « qualités » que l’homme à travers les ages s’est acharné en vain à conquérir…Et pourtant, la plupart des personnages vampiriques souffre profondément de ces dons excessifs. C’est le cas notamment dans l’univers d’Anne Rice dont je vous invitent vivement à lire les « Chroniques de vampires » depuis le célèbre « Entretien avec un vampire » au « Voleur de corps » en passant par « Lestât le Vampire« , « La Reine des damnés » et l’extraordinaire « Memnoch le démon« . Anne Rice abordent chaque situation avec un humour très anglo-saxon et une philosophie humaniste qui soulève bien des interrogations. Interrogations n’ont pas sur l’existence des vampires mais sur la condition de tels êtres imaginaires et par la même sur notre propre condition humaine bien réelle en revanche. Métaphore ahurissante, le vampire est ainsi décrit comme l’anti humain par excellence et son étoffe nous renvoie à nos plus profonds fantasmes. Jouissif et instructif jusqu’à la démesure chez Anne Rice ! A lire sans vergogne.
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Plus proche de nous et notamment des adolescents, les 4 ouvrages de Stéphenie Meyer reprennent le thème de l’immortel confronté à l’amour humain, et à la nécessité de tuer pour se nourrir. »Fascination« , « Tentation« , « Hésitation » et « Révélation » ont inspiré la série cinématographique « Twilight » dont les ados raffolent. Romantique à l’extrême, l’œuvre gagne à être lue même si je la trouve moins profonde que celle d’Anne Rice. L’une et l’autre soulèvent toutefois la même question : notre existence humaine si fragile et si éphémère n’est elle pas finalement fort enviable ?
Daniel





